Cuisine de rue – Gatineau – Projet de résolution – Consultation

Cuisine de rue – Gatineau.

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Camion de rue

Exemple d’un camion de rue

RAPPORT DE RECHERCHE

Jean-François LeBlanc

Conseiller municipal

Ville de Gatineau

MARS 2019

Voir en .pdf:    Rapport de recherche_cuisine de rue_finalv2

Table des matières

Introduction. 2

Mandat 3

Contexte. 3

terminologie. 3

HISTORIQUE du sujet À gatineau. 3

villes choisies. 4

Étendue de la recherche. 4

Résultats de la recherche. 5

montrÉal 5

quÉbec. 7

Ottawa. 8

LES RESTAURATEURS DE GATINEAU.. 12

autres constatations. 12

les acteurs du milieu. 14

conclusion. 16

Contacts et personnes ressources. 17

Projet de résolution : 18


Introduction

Les camions de cuisine de rue sont des véhicules adaptés à la préparation, cuisson et vente d’aliments et boissons (Wikipedia). Ils sont mobiles et auto-suffisant en eau (réservoirs) et électricité au moyen de génératrices. Les véhicules sont soumis à la même réglementation de salubrité du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), ainsi qu’à la réglementation mise en place par les villes en termes de permis d’affaires, de spécifications des véhicules, des endroits pour commercer, du menu servi pour vendre dans les endroits publics, etc.

Aux États-Unis, l’industrie de la cuisine de rue a enregistré un chiffre d’affaires de 3 milliards de dollars en 2018. Cette industrie est en hausse de 4,2% à chaque année depuis 5 ans. Elle compte 81 485 entreprises et emploie plus de 90 000 personnes.

« Cette tendance s’est promptement dirigée vers le Canada. Selon IBISWorld [en anglais seulement], plus de 2 220 restaurateurs de rue au Canada devraient réaliser des revenus annuels de plus de 300 millions de dollars canadiens en 2017. » (Bureau de la concurrence du Gouvernement du Canada)

Au Québec, la nouvelle génération de camions de cuisine de rue a fait son apparition en 2010, à Montréal, ayant comme concept la cuisine gastronomique, fraîche et locale. La métropole a voulu utiliser la cuisine de rue comme une vitrine cultuelle auprès des touristes.

Outre Montréal, d’autres villes au Québec et au Canada sont actives dans les activités commerciales des camions de cuisine de rue, notamment Granby, Québec, Toronto et Vancouver.

Gatineau : présence dans les événements seulement

Pour le moment, la Ville de Gatineau ne permet pas, sur son territoire, le commerce de nourriture et de repas de camions de cuisine de rue sauf dans le cadre d’événements et pour certaines cantines mobiles ayant un droit acquis des anciennes villes avant la fusion municipale (Radio-Canada). Un permis d’affaires est généralement exigé sauf pour les cantines mobiles lors des événements « soutenus par la Ville par le biais d’un programme de soutien et qui est encadré par un protocole d’événement, de même que pour toutes les activités mobiles ayant lieu sur le site de cet événement. La réglementation est stipulée au chapitre 6 articles 76, 76.1 article 7 de la Réglementation d’administration des règlements d’urbanisme »

Mandat

Le conseiller municipal Jean-François LeBlanc, envisage de déposer une résolution pour changer la règlementation et permettre la venue des camions de cuisine de rue à Gatineau sur une base permanente ou en dehors des événements parce que ceci permettrait :

  • Augmenter l’offre et le type de restauration sur le territoire et ainsi contribuer au développement économique ;
  • Soutenir les restaurateurs déjà en place d’accroître leur offre par les camions de cuisine de rue
  • De maintenir des entreprises gatinoises sur le territoire et prévenir l’exode vers Ottawa ;
  • Animer des lieux publics

J’ai voulu connaître les réalités des camions de cuisine de rue, effectuer une cueillette d’information auprès des acteurs du milieu et dresser un portrait avec des villes ayant un programme de cuisine de rue en place.

Contexte

terminologie

L’appellation du programme CUISINE DE RUE (street food) dans les autres villes reste générique puisqu’il inclut les camions de cuisine de rue, les chariots de cuisine de rue et dans certains cas, des vélos de cuisine de rue.

HISTORIQUE du sujet À Gatineau

Un article de Radio-Canada intitulé « Cantines mobiles : une denrée rare à Gatineau », paru le 17 décembre 2015, faisait penser que le sujet des camions de cuisine de rue étaient un sujet abordé au conseil municipal à cette époque. Cependant, en interrogeant un conseiller municipal présent en 2015 (mandat précédent) et la base de données interne de la Ville (par l’assistante de Monsieur LeBlanc), ce sujet de la réglementation de camions de cuisine de rue n’a pas été abordé récemment par le conseil municipal ni aucune résolution n’a été déposée par le passé.

Un autre reportage, celui-ci de CBC le 20 janvier 2017 intitulé Food trucks will enliven ‘ghost town,’ Gatineau councillor believes, affirmait que Sylvie Goneau était en faveur de ramener des camions de cuisine de rue un soir par semaine dans le Vieux-Hull. Elle disait vouloir changer la règlementation pour créer un engouement et amener de l’achalandage dans le Vieux-Hull. Éric Gaudreault, propriétaire du Troquet, est contre cette idée d’utiliser les camions restaurants pour solutionner les problèmes de village fantôme dans le centre-ville. Il dit que d’amener plus de résidents au centre-ville favoriserait l’achalandage dans les restaurants.

Malgré ces reportages, nous n’avons pas trouvé d’historique de documents de recherche, de discussions ou décisions au sujet des camions de cuisine de rue dans un passé récent.

villes choisies

On doit limiter la recherche à trois villes ayant implanté le projet de cuisine de rue sur son territoire. Il s’agit de :

  • Montréal pour la notoriété de son programme et avoir implanté le programme depuis de nombreuses années et dont le modèle de type touristique/foodies et remarqué ;
  • Ottawa en raison de la proximité du territoire et des partenariats possibles entre les deux villes
  • Québec pour la similarité d’une grande ville comme Gatineau

Au Québec, des camions de cuisine de rue opèrent également à Drummonville, Granby et Saguenay, mais ces villes ne seront pas étudiées. Les villes de Toronto, Calgary et Vancouver sont les plus actives au pays dans le nombre de camions de cuisine de rue.

Étendue de la recherche

La recherche se penchera sur le contexte d’implantation ou de réalisation du programme de cuisine de rue dans les localités.

Le contexte, l’historique et la réglementation seront les principaux sujets recherchés. La structure administrative et logistique, les retombées économiques en dollars, les budgets et échéances ne seront pas comparées puisque trop détaillés pour la présente étape du processus de recherche. Il a été déclaré par Monsieur LeBlanc que ce travail de recherche reviendrait davantage aux fonctionnaires de la Ville de Gatineau une fois que les fonctionnaires étudieront comment mettre en place un projet de cuisine mobile, s’il y a lieu.

Également, les exclusions de la présente recherche sont :

  • Les déplacements dans les autres villes
  • Les rencontres individuelles
  • La rédaction ou formulation de lois et règlements

Résultats de la recherche

montrÉal

À Montréal, le programme de camions de cuisine de rue est de type gastronomique et artisanal, c’est-à-dire que toute la nourriture et les breuvages sont faits maison. Aucune nourriture à partir d’ingrédients congelés n’est servie. Aucune chaine ou bannière comme Subway ne peut avoir de permis pour un camion de cuisine de rue. Le programme se veut écologique (vaisselle compostable), locale, gastronomique et une magnifique vitrine culturelle auprès des citoyens ou touristes. Le prix des repas ou d’un hot dog maison varie entre 10 et 15 dollars parce que le pain et la saucisse, par exemple, sont faits maison.

Tel que mentionné dans l’introduction, on peut distinguer trois types d’activités de restaurateurs de cuisine de rue :

  • Sur une base quotidienne, dans les endroits publics identifiés spécialement à cet effet sur le territoire de la Ville
  • Dans le cadre d’un événement ou d’un rassemblement de camions de cuisine de rue
  • À usage temporaire de restauration sur une propriété privée (événement privé personnel ou d’entreprise)

L’objectif avec la restauration de rue dans les endroits publics, qu’elle soit quotidienne ou dans le cadre d’un événement ponctuel peut servir à dynamiser des parcs, des rues et autres places publiques.

La Ville de Montréal sélectionne, via des critères très précis les restaurateurs de rue, octroie les permis (d’affaires) pour la saison, ajuste la réglementation municipale (bruits, heures, endroits, disposition des eaux usées…), décide des spécifications techniques des véhicules (taille), fait la promotion des restaurateurs de rue via un site internet et fait la sélection des lieux publics où ils peuvent commercer (plusieurs autres règles s’appliquent). Le coût d’un permis est d’environ 1000$ pour la saison estivale et de 2000 $ pour l’année.

Cependant, les lieux publics choisis par la Ville étaient souvent critiqués par les restaurateurs de rue, toujours à « 50 mètres du succès », jamais là où se trouvait l’achalandage et la rentabilité.

Les clientèles principales clientèles sont :

  • Clientèle de bureau principalement le midi en semaine pour des lunchs pressés, manger santé ou manger dans les parcs;
  • Clientèle familiale le week-end dans les parcs ou à proximité, près des piscines publiques ou pour des activités de quartier
  • Comme traiteur privé pour toute sorte d’événements (le 40e anniversaire de Jean-Pierre, les BBQ corporatifs, les événements sportifs, les foires et festivals, etc.)

Selon l’Association des restaurateurs de rue du Québec (ARRQ), un organisme à but non lucratif regroupant une soixantaine de membres et agissant comme promoteur et consultant auprès des villes, l’année 2018 (huit ans après le démarrage du programme) a été la plus faste pour les restaurateurs de rue en termes de revenus grâce surtout aux événements corporatifs et privés. La demande de permis pour occuper les lieux publics a donc diminué étant donné que cette activité est moins rentable.

Les restaurateurs de rue ont du succès lorsqu’ils sont programmés seuls comme événement : attroupement de camions près de bureaux une journée par semaine ou par mois, dans des parcs ou lieux magnifiques à animer ou lors des événements d’envergure comme « Les Premiers vendredis » tenus au parc olympique.

Le plus grand succès de la cuisine de rue au Canada a lieu tous les premiers vendredis du mois, de mai à octobre, sur l’esplanade extérieure du parc olympique. Il combine plus de 50 camions de cuisine de rue, musique ainsi que des terrasses et 2000 places assises. Ce regroupement mensuel attire pas moins de 20 000 visiteurs par événement et est passé de 9 camions en 2012 à 53 camions en 2018.

Pour que de tels événements réussissent, il a été mentionné par l’ARRQ qu’un promoteur événementiel et une équipe de production étaient nécessaire. De plus, les restaurateurs de rue ont besoin d’un événement d’envergure de la sorte afin de stabiliser leurs revenus.

Les nouvelles expériences gastronomiques de camions de cuisine de rue sont généralement bienvenues de la part des restaurateurs ayant pignon sur rue et populaires auprès des clients puisqu’elle offre une diversité des repas rapides et anime des places publiques ou parcs.

À Montréal, parmi les autres retombées de permettre les camions de cuisine de rue, on retrouve :

  • Meilleure offre aux citoyens de nourriture locale et saine près des milieux de travail
  • Vitrine gastronomique auprès des touristes
  • Dynamiser des endroits publics ou parcs
  • Présence dans les quartiers auprès des familles (fin de semaine)
  • Soutien aux restaurateurs (les restaurateurs de rue possèdent des restaurants ou traiteurs) afin d’étendre leurs activités

Changement de modèle pour 2019

Après avoir lancé et amélioré son programme depuis 2010, la Ville de Montréal a annoncé, le 14 mars dernier dans un communiqué, qu’un nouveau modèle pour la cuisine de rue permettra de « passer à une deuxième vitesse ».

Le principal changement est que la gestion des camions de cuisine de rue relèvera désormais des arrondissements.

Au cours des dernières années, Montréal a connu une baisse dans la demande des permis pour les sites publics, mais les camions de cuisine de rue sont en forte augmentation pour les événements, rassemblements et pour les fêtes privées. Selon l’article du Huffington Post (Montréal abandonne la cuisine de rue en dehors des événements – 14 mars 2019), le responsable du développement économique et commercial, Robert Beaudry, souligne que « la cuisine de rue marche bien. C’est vraiment le volet municipal qui est moins populaire ».

Toujours selon le quotidien, « en 2018, les camions ont réduit de presque moitié leurs sorties sur les sites les plus achalandés selon des données de l’ARRQ, alors même que la municipalité venait de revoir l’offre sur rue pour les accommoder.

Parallèlement, ces mêmes camions sont beaucoup plus nombreux dans les festivals, dans les fêtes privées ainsi que dans les rassemblements comme les Premiers Vendredis, où des dizaines de camions de cuisine de rue se rendent au Stade olympique à l’invitation de l’ARRQ.

Selon un sondage de 16 camions effectué par l’ARRQ, seulement 28% des revenus des camions provenaient des sites de la Ville en 2018. Le reste était assuré par les festivals, les événements de type Premiers Vendredis et les contrats privés. »

La Ville de Montréal et l’ARRQ sont d’avis que ce qui fait la signature de la cuisine de rue de Montréal sont les repas locaux et artisanaux et ils écartent la possibilité d’offrir des repas moins chers comme de simples hot dogs.

quÉbec

Historique

En février 2015, le maire Régis Labeaume avait déclaré dans le Soleil de Québec (Cuisine de rue: Labeaume ne veut pas nuire aux restaurateurs qui «en arrachent») qu’il n’était pas en faveur des « food trucks » en soutien aux restaurateurs qui peinent à réussir :

« On peux-tu pas empirer leurs problèmes ? Je comprends très bien les food trucks, mais on a des restaurateurs qui payent des taxes et qui en arrachent. Moi, je veux être solidaire de ces gens-là. C’est assez simple ».

 « On n’est pas contre les food trucks», a tenu à préciser M. Labeaume. « On pense juste que pour le moment, ce n’est pas une bonne idée au point de vue économique. »

 « Quand ce passage difficile sera du passé, il y aura lieu de revoir la situation ».

 Un an plus tard, en mars 2016, le maire n’avait toujours pas changé d’avis (Le Soleil, 2 mars 2016)

« Régis Labeaume ferme à double tour le dossier des camions-restaurants dans les rues de la capitale cet été. Et il soutient que ce sujet intéresse davantage les restaurateurs et les journalistes que la population.

 « Y’a pas un citoyen qui m’a demandé d’avoir un food truck», a lancé le maire de Québec en mêlée de presse mercredi après-midi. »

 « Et aucun camion-restaurant ne sera stationné dans les rues de Québec cet été ».

Dans le blogue de Karine Gagnon du Journal de Québec du 2 mars 2016, on pouvait apprendre que le maire Labeaume souhaitait probablement ménager les restaurateurs, eux qui venaient de subir des hausses de taxes foncières dans les dernières années.

Cependant, « en juin 2016, un mandat a été confié à un groupe de travail constitué d’élus de la ville

ainsi que de restaurateurs, commerçants et organisations ayant un intérêt dans le domaine de la restauration afin de fournir des recommandations au Comité exécutif sur l’opportunité d’accueillir la cuisine de rue sur l’ensemble de son territoire » (Rapport et recommandations du groupe de travail sur la cuisine de rue de la Ville de Québec). C’est à l’automne 2016 que la Ville de Québec a lancé une consultation publique menant au lancement d’un projet pilote pour l’été 2017.

Des opinions contradictoires sont ressorties de ces consultations publiques : les citoyens consultés lors des groupes de discussion ont mentionné que les camions de cuisine de rue devaient se trouver dans les rues achalandées et touristiques et « qu’ils ne considèrent pas que ceux-ci puissent véritablement nuire aux restaurants déjà établis, car ils considèrent les deux expériences culinaires comme étant complètement différentes. » Pourtant, la ville a tenu à écouter les restaurateurs et ménager ceux-ci en désignant des endroits dans les parcs pour les camions de cuisine de rue pour son projet-pilote. Selon la Ville, les restaurants du Vieux-Québec, notamment, peinent à survivre et le maire et le comité de consultation désirent, avec le projet-pilote, s’assurer que les restaurateurs ne subiront pas d’impacts négatifs.

Il est possible de consulter les documents à cet effet sur la page de la Ville de Québec :

  • Le guide du participant de la démarche consultative
  • Rapport de consultation et recommandations du groupe de travail
  • Procédure d’autorisation pour l’exploitation d’un camion-restaurant
  • Formulaire de candidature d’un camion-restaurant

Par la suite, la Ville de Québec a lancé, à l’été 2017 et 2018, deux ans de projet pilote sur son territoire. Le bilan de la saison de 2017 a été publié et celui de 2018 devrait être diffusé en avril 2019.

En entrevue avec Radio-Canada, Nicolas Lavigne, un restaurateur de rue, affirme « qu’il est plus payant de faire des festivals et des événements privés que de faire partie du projet de cuisine de rue de la Ville de Québec. » La ville tarde à faire connaître ses règles pour la saison 2019 et le calendrier des restaurateurs de rue se remplit rapidement ce qui laisserait peu de place pour les camions-restaurants d’occuper les espaces publics.

Selon la porte-parole de la Ville de Québec dans le dossier, Audrey Perreault, la Ville procède actuellement à des entrevues individuelles avec les partenaires pour rédiger son bilan 2018. La Ville de Québec a aussi commandé un sondage à la firme Léger pour connaître l’impression des citoyens sur la cuisine de rue. L’enquête a été effectuée du 18 au 26 décembre 2018, auprès de 1000 résidents de la Ville de Québec. Les résultats n’ont pas été rendus publics.

Selon le rapport d’évaluation du projet-pilote de l’été 2017, les restaurateurs de rue trouvaient que les sites n’étaient pas assez urbains, achalandés et pas assez visibles. Les sites étaient principalement des parcs et des piscines en périphérie. Québec a fait le choix de ne pas installer de camions de cuisine de rue sur les artères commerciales où il y a présence de restaurants. Aussi, la population a mentionné qu’elle souhaitait avoir en 2018 de meilleurs sites, une meilleure communication sur l’emplacements des food-trucks et de leurs heures et de la disponibilité de l’information. Les plaintes recueillies au 311 visaient le bruit des génératrices (38%), la mauvaise communication (31%), la localisation des véhicules (12 %) et autres plaintes (19% incluant l’aménagement des sites, le déversement des eaux usées, le coût des produits).

Autant les citoyens que les restaurateurs de rue, tous demandent d’avoir des rassemblements périodiques de camions-restaurants en zone urbaine et de faire connaître ces endroits.

Selon l’Association des restaurateurs de rue du Québec (ARRQ), les emplacements choisis pour le projet pilote par la Ville de Québec sont déserts, car situés en périphérie et aux abords de pistes cyclables par exemple. Les cyclistes ne s’arrêtent pas pour manger des repas gastronomiques. Ce ne sont pas des sites achalandés pour des camions de cuisine de rue. De plus, il n’y avait aucune promotion ou communication avec les clients pour indiquer où se trouvaient les camions, leurs menus et heures d’ouverture sur les lieux publics. Le rapport de la saison 2018 sera dévoilé en avril 2019.

Ottawa

La cuisine de rue à Ottawa fait déjà partie de l’offre de restauration de la capitale nationale depuis plusieurs décennies. À en juger par les nombreux articles, blogues, références et palmarès sur les différents sites des médias de masse, des Yelp, Trip Advisor, Tourisme Ottawa et autres, la restauration de rue est aussi une activité recherchée auprès des citoyens et des visiteurs. L’offre va au-delà des frites et hotdogs, la tendance est à l’innovation, la découverte et la nouvelle expérience culinaire à offrir aux citoyens et visiteurs. La cuisine de rue fait partie des rouages du tourisme à Ottawa.

Historique

C’est dans les années 70 que les camions restaurants auraient fait leur apparition à Ottawa. Au milieu des années 90 on recensait environ 100 endroits où commercer au centre-ville de la capitale nationale.

En 2006, (après la fusion des villes avec Ottawa en janvier 2001), le conseil municipal a mandaté les employés de se pencher sur des améliorations possibles au programme en raison de certaines problématiques vécues, notamment le transfert du permis à des membres de la famille du propriétaire et d’étendre le programme à l’extérieur du centre-ville. Les changements ont été approuvés en novembre 2007.

C’est le 10 octobre 2012 que le conseil municipal de la Ville d’Ottawa a approuvé le programme de restaurants ambulants (Street Food Vendor Program) actuellement en vigueur. « En déclin de plus plusieurs décennies, les camions ambulants refont leur apparition en Amérique du Nord. La tendance était de servir des repas santé et innovateurs. La clientèle plus jeune a embarqué dans la nouvelle vague. Les médias sociaux, les émissions de télévision culinaires et les chefs maintenant célèbres ont tous joué un rôle dans l’engouement envers les camions de cuisine de rue. » (Community and Protective Committee Meeting – October 10th, 2012)

Il existe deux permis pour la cuisine de rue pour les véhicules auto-propulsés de restauration (chariots et les camions) :

  • Un permis et une assignation par la Ville d’un site pour le commerce, de 7h à 23h
  • Un permis pour des activités commerciales sur les sites privés, incluant les festivals et « food rallyes»

En 2014, dans un article de CBC, on apprend que les restaurateurs de rue ont des critiques envers le programme qui ne permet pas aux véhicules de se déplacer, mais qu’ils sont assignés à un seul endroit. « À quoi sert d’avoir un véhicule avec des roues s’il est stationné ? » disent certains entrepreneurs. Certains disent aussi vouloir trouver d’autres sites achalandés pour les week-ends, actuellement non permis par la ville. Certains véhicules ne pourraient changer de lieu en raison de leur taille.

Dès juin 2019, il y aura 64 sites destinés aux camions et chariots de cuisine de rue. Le programme « public » permet aux camions restaurants de faire commerce dans un endroit spécifique et déterminé par la ville (avec permis) entre 7 h et 23h. Chaque site doit être à 46 mètres d’un autre fournisseur de nourriture comme un restaurant.

La Ville d’Ottawa, qui a lancé son appel de candidature pour son programme de restauration ambulante , octroiera 22 places laissées vacantes pour la saison 2019, soit 10 espaces pour des chariots de restauration et 12 espaces pour des camions de restauration ambulante.

De plus, un comité bénévole formé de représentants de l’industrie de la restauration et de l’accueil, ainsi que de Santé publique Canada, procédera à la sélection des candidats selon les critères suivants :

  • Menu proposé
  • Plan d’affaires
  • Expérience du commerçant
  • Contribution globale à l’offre alimentaire dans les rues d’Ottawa
  • Photos du camion

L’approche de la Ville est d’encourager une offre alimentaire diversifiée et novatrice et d’utiliser des aliments sains, frais et locaux. La Ville permet aux restaurateurs de rue de soit préparer leur repas dans une cuisine de production ou dans leur camion-restaurant, mais jamais de la maison.

Il n’y a qu’un seul camion ou chariot possible par emplacement. L’emplacement ne peut être prêté, sous-loué. Les dimensions et spécifications des chariots de restauration sur trottoir et de camions de restauration sur rue sont très bien encadrées.

Les permis sont répertoriés par zone d’exploitation, la zone 1 étant le centre-ville et la zone 2 les rues autour du centre-ville (Glebe, Westboro, etc.). Les droits pour la délivrance de permis en 2018 se répartissent ainsi :

Permis d’entreprise (annuel) Permis d’entreprise (6 mois)
Chariot 622 $ Chariot 433 $
Camion 3 291 $ Camion 2 147 $
Permis annuel d’occupation de place désignée
Chariot (zone 1) 1 837 $ Chariot (zone 2) 946 $
Camion (zone 1) 4 214 $ Camion (zone 2) 1 956 $

Selon Joanne Cléroux des Services des règlements municipaux à la Ville d’Ottawa a confirmé que le restaurant Ürasie, situé à Aylmer, a obtenu un permis pour exploiter un site public pour un chariot restaurant pour 2019. Il serait le seul de Gatineau.

AD MARE

 Mario Burke fait de la cuisine de rue depuis 2012. Il est le propriétaire du camion-restaurant Ad Mare qui prépare des mets à partir de poisson frais acheté en ville à chaque matin. Il prépare tous les repas dans son camion-restaurant acheté neuf au coût de 120 000$ et est inspecté par le service de santé de la ville deux fois par semaine. Il opère son camion aux coins des rues Slater et O’Connor du lundi au vendredi (7h à 17h dans son cas). Son chiffre d’affaires provient à 25% des ventes du programme public et à 75% de contrats de traiteur privé, d’événements ou lors de rallyes de camions de cuisine de rue qu’il organise avec une douzaine d’autres propriétaires. Il a aussi créé la Capital Gourmet Street Food Association.

Monsieur Burke, qui parle français, trouve que le processus de sélection et de règlementation à Ottawa est excellent. En exemple, il cite qu’il est bon pour une entreprise d’avoir ses activités au même endroit puisqu’il se fait mieux connaître et est capable de développer une clientèle. Il ne trouve pas qu’il s’agit de concurrence déloyale envers les restaurants car il ne s’agit pas de la même clientèle. Les camions de cuisine de rue servent des mets pour emporter. Les clients ne peuvent s’asseoir.

Il possède donc deux permis d’affaires, soit celui d’utiliser le lieu public accordé par la Ville et un permis pour les activités sur le domaine privé.

La restauration de camions de rue est stable à Ottawa depuis plusieurs années. Les propriétaires de camions peuvent renouveler leur emplacement annuellement. Ils ont priorité sur leur emplacement pour l’année suivante. Ils peuvent aussi changer d’emplacements. Sur les 64 places disponibles, le tiers des sites étaient en appel d’offre pour 2019.

Certains propriétaires font ce travail quelques années et revendent leur véhicule ou entreprise. Il y a toujours de nouveaux entrepreneurs prêts à tenter l’expérience pour ce travail qui dure environ 6 mois par ans. Par contre, la saison est très courte, et les activités ont lieu 7 jours sur 7. Certains, comme Mario Burke est le seul à exploiter son emplacement sur toute l’année.

À Ottawa, il est possible de ne pas exploiter son lieu à tous les jours. Les jours trop froids, il peut décider de ne pas ouvrir son commerce ambulant.

Clients ou événements privés

À Ottawa, les samedis de l’été, des rallyes de camions de cuisine de rue ont lieu sur des domaines privés. Les clientèles respectives des camions de cuisine de rue sont informées, via les médias sociaux, des endroits où se trouvent des rallyes et ces événements sont populaires.

Les rallyes sont tenus en ville, sur des terrains appartenant à des organismes à but non lucratif. L’entente est que 10% des profits de la vente des repas est remise à l’organisme. Les camions doivent donc avoir leur permis pour opérer sur les propriétés privées.

Monsieur Burke espère que la Ville pourrait un jour leur fournir un site pour leur rallye, car il croit que ce serait vraiment une offre ajoutée autant aux restaurateurs de rue qu’à la Ville.

Il mentionne qu’il serait intéressé à traverser à Gatineau pour participer à des rallyes, car il reçoit beaucoup de demandes pour aller du côté du Québec.

LES RESTAURATEURS DE GATINEAU

À Gatineau, Joe Rego, un restaurateur connu (Le Cellier, Le Quai, Olivia Bistro Boutique, Starbuck centre-ville) a déjà fait l’acquisition de son camion de cuisine de rue pour l’exploiter lors du Festibière et du Festival des Montgolfières de Gatineau. Il aimerait pouvoir être présent dans d’autres événements comme des marchés publics ou comme traiteur lors d’événements privés. Il compte aussi aller faire des événements du côté ontarien. Pour les restaurateurs comme lui, le camion de cuisine de rue est un prolongement de ses restaurants et un plan marketing et de visibilité intéressant.

D’autres restaurateurs sont intéressés à faire l’acquisition d’un camion restaurant ou d’une remorque de restauration pour combler la très grande demande en événements privés comme des mariages champêtres, des tournois de sport, des ventes sous la tente. C’est le cas de Claude Chapdelaine du restaurant le Pêle-Mêle dans le Vieux-Hull. Selon lui, ils répondent à 25 demandes de traiteur privé par an sans même le publiciser, via des clients du restaurants. Ils estiment que la remorque mobile pourrait leur permettre d’étendre leurs activités.

Le BBQ Shop posséderait une remorque et l’utiliserait dans certains festivals ou événements. Le propriétaire de l’enseigne n’a pas retourné notre courriel.

Enfin, tel que mentionné précédemment, le restaurant Ürasie aurait obtenu son permis pour opérer un chariot de restauration à Ottawa.

autres constatations

La concurrence et la réglementation municipale

Le Bureau de la concurrence mentionne que « des études de l’Institute for Justice [en anglais seulement] des États-Unis et de la ville de Portland [en anglais seulement]indiquent que la cuisine de rue offre de nombreux avantages aux résidents locaux, dont un rehaussement du dynamisme et de la sécurité des rues (avec plus de « témoins »), des environnements conçus pour les piétons, une interaction accrue entre voisins, des options de menus pratiques et à prix abordable, ainsi que des occasions d’emploi. La cuisine de rue peut également contribuer à offrir des services dans certains secteurs moins bien desservis par les restaurants et avoir une incidence positive sur d’autres entreprises fixes en attirant les clients dans un secteur particulier.

Il y a longtemps que la mauvaise réputation qui entourait la sécurité des aliments dans les camions de cuisine de rue est chose du passé. En effet, des données exhaustives [en anglais seulement] illustrent que la qualité de la nourriture offerte par les restaurateurs de rue est égale, voire supérieure, à celle offerte par les restaurants en ce qui a trait aux indicateurs de salubrité aux États-Unis. »

De plus, le Bureau de la concurrence a analysé une tranche des règlements qui s’appliquent à la restauration mobile au Canada; une importante variation se révèle, dont l’interdiction totale des camions-restaurants (p. ex. à Gatineau) et les nombreuses restrictions qui vont au-delà de celles s’appliquant aux restaurants traditionnels ayant pignon sur rue.

Le Bureau est conscient que les organismes de réglementation doivent concilier les considérations en matière de concurrence et d’autres objectifs stratégiques importants. Pour les municipalités, ces objectifs peuvent inclure des considérations importantes telles que les exigences en matière de santé et de sécurité, ainsi que la réduction de la circulation et du bruit. Toutefois, tel qu’il est mentionné dans Le défenseur de la concurrence de 2016 concernant un juste équilibre entre la réglementation et la concurrence, la réglementation doit être régulièrement revue pour s’assurer qu’elle est basée sur les données factuelles les plus pertinentes possible et qu’elle n’est pas plus restrictive qu’il ne le faut pour atteindre les objectifs stratégiques légitimes.

Le Bureau a examiné de plus près la réglementation imposée aux services de restauration mobile qui va au-delà de celle appliquée aux restaurants qui ont pignon sur rue. Voici un tableau qui répertorie les restrictions :

Tableau 1. Restrictions imposées aux camions de cuisine de rue dans les grandes villes canadiennes
Catégories Exemples
Zones restreintes ·  Calgary : camions-restaurants ambulants interdits dans plusieurs rues du centre-ville.

·  Montréal : 13 des 19 arrondissements n’autorisent pas les camions-restaurants actuellement.

·  Vancouver : camions-restaurants ambulants exclus de l’ensemble du centre-ville.

Exigences relatives à la proximité (distance minimale entre les restaurateurs de rue et les restaurants ayant pignon sur rue) ·  Vancouver : 100 mètres (distance jusqu’aux établissements servant de la nourriture similaire)

·  Ottawa : 46 mètres

·  Toronto : 30 mètres

Durée Toronto : maximum de cinq heures continues
Limites quant au nombre de restaurateurs de rue ·  Toronto : maximum de deux camions-restaurants par pâté de maisons

·  Montréal : 25 emplacements désignés (aucune possibilité de déplacement)

Mécanisme d’opposition, par les entreprises locales, aux services de restauration mobile Les zones d’amélioration commerciale de certaines villes (p. ex. Calgary, Toronto) ont la capacité de recommander ou d’exiger des zones restreintes.
Exigence d’être propriétaire ou associé d’une « cuisine de production » (souvent un restaurant ayant pignon sur rue ou un traiteur) ·  Montréal

·  Québec (projet pilote)

Comités de sélection (déterminent quel demandeur se verra octroyer un permis d’après divers critères : diversité, qualité, etc.) ·  Montréal

·  Ottawa

Autres constatations… en rafale

  • Bien que le programme de camions de cuisine de rue provient des États-Unis, les camions gastronomiques sont maintenant implantés dans des villes comme Paris, où il y a une énorme concurrence en restauration.
  • Il existe également des ouvrages sur comment opérer et monter des camions de cuisine de rue. C’est un type d’entreprise comme un autre.
  • Un camion de cuisine de rue usagé coûte environ entre 60 000 et 70 000 dollars et un camion neuf environ 120 000 $.
  • La température joue en défaveur des camions de cuisine de rue. Les villes comme Toronto, Calgary et Vancouver ont beaucoup plus de camions et on pense que la température joue en leur faveur.

les acteurs du milieu

L’Association des restaurateurs de rue du Québec (ARRQ)

L’ARRQ veille à promouvoir un développement urbain et touristique durable. Pour ce faire, l’Association favorise le respect de l’environnement et des consommateurs dans le choix des pratiques, des ingrédients et des outils utilisés par les membres. Les camions-restaurateurs font l’usage d’aliments de première qualité, de contenants écologiques et font affaires avec des fournisseurs et des artisans locaux pour s’approvisionner. L’organisation accorde également une grande importance au respect des normes de salubrité en cuisine. À ce niveau, les pratiques sont conformes à la réglementation municipale, provinciale et fédérale. Les principaux objectifs de l’ARRQ sont de faire connaître la restauration de rue au public du Québec, tant dans la grande région de Montréal que dans les différentes régions du Québec, dans le but de convaincre les autorités municipales et provinciales de l’importance et de la légitimité de la restauration de rue et des avantages qu’elle offre aux consommateurs. (source : www.cuisinederue.org).

Association restauration Québec

L’Association restauration Québec (ARQ) a pour mission de fournir à l’ensemble des établissements de restauration membres à travers le Québec des services complets d’information, de formation, de rabais, d’assurances et de représentation gouvernementale. L’ARQ consacre ses efforts à rassembler et à sensibiliser tous ces intervenants aux causes qui leur sont communes. Chaque action posée par l’ARQ a pour finalité de contribuer à l’essor de ses membres et de les aider à relever de nouveaux défis. Cette association a été appelée par le passé à donner son opinion quant à la venue des restaurateurs de rue dans les municipalités.

Bureau de la concurrence du Canada

Le Bureau de la concurrence Canada, un organisme d’application de la loi indépendant qui veille à ce que les entreprises et les consommateurs canadiens prospèrent dans un marché concurrentiel et innovateur, a une section dédiée à l’industrie de la restauration mobile au Canada. Elle invite les municipalités à revoir leurs règlements visant la restauration mobile.

« De nombreuses municipalités canadiennes ont amélioré l’accès au marché de la restauration mobile au cours des récentes années; toutefois, il reste encore de la place pour le progrès. Pour trouver l’équilibre réglementaire approprié, les municipalités doivent adopter une approche fondée sur les données probantes, s’inspirer des pratiques exemplaires émergentes et évaluer les avantages liés à de nouvelles formes de concurrence. Plus précisément, les municipalités pourraient essayer d’égaliser les règles du jeu entre les restaurants ayant pignon sur rue et les camions-restaurants, et éviter d’imposer une réglementation aux restaurateurs de rue qui nuira, de façon disproportionnée, à leur capacité de rivaliser avec les restaurants. Comme il est précisé ci-dessous, les données recueillies laissent entendre que les deux modèles pourraient coexister avec succès sur le marché. »

conclusion

En conclusion, il existe deux bons programmes de cuisine de rue en ce moment près de nous, à Gatineau : Montréal et Ottawa.

Les deux villes semblent avoir des produits qui marchent : Montréal dans le cas de ses rassemblements les premiers vendredis du mois ; et Ottawa dont la règlementation semble plus flexible pour permettre les camions de cuisine de rue au centre-ville, là où l’offre alimentaire est omniprésente.

Le contenu publié sur le site internet du Bureau de la concurrence semble penser que les villes ont peur de mettre les restaurateurs en concurrence avec les camions de cuisine de rue et que leur règlementation est trop sévère, notamment en ce qui concerne la distance qu’il doit y avoir entre un camion de cuisine de rue et d’autres commerce offrant de la nourriture (incluant même les pharmacie).

Un projet-pilote reflétant le profil de la clientèle à Gatineau pourrait être un succès.

Contacts et personnes ressources

Association des restaurateurs de rue du Québec ARRQ

Gaëlle Cerf

Jean-François LeBlanc

Conseiller municipal

District du Lac-Beauchamp

Fonctions politiques

  • Président de la commission au développement économique de Gatineau.
  • Vice-Président du conseil d’administration de iD Gatineau
  • Administrateur du Comité d’investissement Commun
  • Vice-Président de la Commission Gatineau, Ville en santé
  • Représentant de la Ville de Gatineau à la Table d’action en entrepreneuriat de l’Outaouais.
  • Membre du conseil d’administration de l’Aéroport Exécutive de Gatineau-Ottawa
  • Administrateur de l’Agence de bassin versant des 7

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Projet de résolution :

FORMULAIRE DE DÉPÔT D’UN AVIS DE PROPOSITION

CONSULTATION PUBLIQUE CONCERNANT UN PROJET PILOTE VISANT À PERMETTRE LES CAMIONS, CHARIOTS ET VÉLOS DE CUISINE DE RUE À GATINEAU.

Avis de proposition est déposé par le conseiller Jean-François LeBlanc à la séance du conseil municipal du 16 avril 2019 sera déposé un projet de résolution pour que le conseil municipal assigne une ressource interne afin de créer un comité de travail pour mettre en place un projet pilote de cuisine de rue à l’été 2020.

29 mars 2019
Signature du membre du conseil Date

Remis au greffier le 29 mars 2019

Déposé au conseil municipal du 16 avril 2019

ASSIGNER UNE RESSOURCE AU PROJET PILOTE VISANT À PERMETTRE LA CUISINE DE RUE À GATINEAU

La cuisine de rue consiste à la vente d’aliments dans la rue au moyen d’un camion, d’un chariot ou même d’un vélo de cuisine de rue. Ces véhicules sont mobiles et les camions restaurants sont auto-suffisant en eau (réservoirs) et électricité au moyen de génératrices. Les véhicules sont soumis à la même réglementation de salubrité du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), ainsi qu’à la réglementation mise en place par les villes en termes de permis d’affaires, de spécifications des véhicules, des endroits pour commercer, du menu servi pour vendre dans les endroits publics, etc.

Au Québec, la nouvelle génération de camions de cuisine de rue a fait son apparition en 2010, à Montréal, ayant comme concept la cuisine gastronomique, fraîche et locale. La métropole a voulu utiliser la cuisine de rue comme une vitrine culturelle auprès des touristes.

À Ottawa, les camions de cuisine de rue ont fait leur apparition dans les années 70. La ville d’Ottawa émettra, en 2019, une soixantaine de permis pour commercer dans les endroits désignés sous le programme Street Food Vendor. Il est aussi possible d’obtenir un permis pour faire le commerce de cuisine de rue sur les propriétés privées.

Outre Montréal, d’autres villes au Québec et au Canada sont actives dans les activités commerciales des camions de cuisine de rue, notamment à Granby, Québec, Toronto, Calgary et Vancouver.

CONSIDÉRANT QU’il y a une demande de la part de restaurateurs actuels ayant pignon sur rue à Gatineau pour ajouter un camion de rue à leurs activités;

CONSIDÉRANT QUE les camions de cuisine de rue sont uniquement permis dans les événements, foires et festivals ;

CONSIDÉRANT QU’il existe un organisme qui accompagne les villes dans la mise en place d’une réglementation.

CONSIDÉRANT QUE des programmes à succès sont déjà établis à Montréal et Ottawa et les autres grandes villes canadiennes;

CONSIDÉRANT QU’un programme municipal d’emplacements de camions ou cuisine de rue pourrait augmenter l’offre de repas santé et prêt à emporter;

CONSIDÉRANT QU’il existe des déserts alimentaires à Gatineau qui pourraient bénéficier de cuisine de rue en certaine périodes (Parc Sanscartier, Parc Jacques-Cartier, Parc des Cèdres, Ferme Dalton …);

CONSIDÉRANT QU’il existe un fort potentiel de développement économique.

CONSIDÉRANT QUE la Ville de Gatineau est ouverte pour supporter et améliorer l’entrepreneuriat à Gatineau

IL EST PROPOSÉ PAR

APPUYÉ PAR

ET RÉSOLU QUE  les services municipaux mettent sur pied un projet pilote autorisant la cuisine de rue pour mai 2020.

FOOD TRUCK FESTIVAL, Gent, Belgique. 14-05-2015. pdb / BON WEEKEND.info

Pour lire des commentaires et suggestions / Revue de presse:

Je souhaite porter votre attention sur un des dernier hyperlien qui comprends des études sur l’agrotourisme.

Publication originale – plus de 1000 interactions et 20 partages :

https://facebook.com/story.php?story_fbid=2612682145411765&id=677648348915164


Vidéo TVA – Entrevue :

https://www.facebook.com/213820898747207/posts/1962334580562488/


POLITIQUE et ACTUALITÉS à Gatineau:

https://facebook.com/groups/978140168908150?view=permalink&id=2097358086986347

Moncentreville: Festival Urbain

https://facebook.com/groups/978140168908150?view=permalink&id=2098233390232150

Radio-Canada : Gatineau devrait-elle autoriser la cuisine de rue?

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1160367/reglementation-flexible-cuisine-rue-gatineau-rapport-conseiller-leblanc-camion

LeDroit: Deux restaurateurs bien connus dans le centre-ville de Gatineau, le couple Joe Rego et Isabelle Lacroix, viennent d’acheter leur premier camion bouffe. 

https://facebook.com/story.php?story_fbid=2347808501905986&id=152738728079652


Charles Masse: Quelle excellente et efficace initiative afin d’animer notre Centre Ville.

https://facebook.com/story.php?story_fbid=10156577302409877&id=530469876


LeDroit : Le conseiller Jean-François LeBlanc croit que Gatineau doit dès 2020 …

https://facebook.com/story.php?story_fbid=2347807618572741&id=152738728079652

16 nouvelles adresses à tester d’urgence

https://www.telerama.fr/sortir/street-food-a-paris-16-nouvelles-adresses-a-tester-durgence,n6161770.php

La bouffe de rue québécoise débarque à Lille

https://facebook.com/story.php?story_fbid=1924312890988157&id=1138910762861711


La Ville de Québec autorise officiellement la cuisine de rue

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1161369/la-ville-de-quebec-autorise-officiellement-la-cuisine-de-rue

Zibi: « Comparativement à de nombreuses grandes villes canadiennes, dont Ottawa, la Ville de Gatineau ne permet toujours pas sur son territoire la cuisine de rue, sauf dans le cadre d’événements, et ce, pour un nombre très limité de camions-restaurants. »

https://www.facebook.com/1530601913847083/posts/2218182151755719/

Une cuisine de rue qui mise sur les rassemblements événementiels pour la Ville de Montréal:

http://tourismexpress.com/nouvelles/une-cuisine-de-rue-qui-mise-sur-les-rassemblements-evenementiels-pour-la-ville-de-montreal

Nous allons développer un calendrier sur un mode événementiel qui sera facile d’accès via notre site web Cuisine de rue Montréal.

http://cuisinederue.org/

Également, je vous invite à jeter un coup d’œil aux études (très intéressantes) que vous trouverez ici :

https://agrotourismeettourismegourmand.com/etudes/

Netflix:  Voir sur Youtube

10 mars 2020

Le 10 mars 2020, le service de l’urbanisme à consulté le Conseil Municipal sur un possible projet pilote.

Présentation .pdf

Vous pouvez voir les discussions sur le dossier et la présentation expliquée ici:  Archives des présentations (10 mars 2020 ) -> avancez jusqu’à 1:41:00

Cuisine de rue à Gatineau: un projet pilote cet été

Illustration de camion de cuisine de rue

Le Service de l’urbanisme de la Ville a présenté ses recommandations pour la mise en place d’un projet pilote sur la cuisine de rue cet été à Gatineau

PHOTO : RADIO-CANADA

Le Service de l’urbanisme et du développement durable a déposé en comité plénier, mardi, ses recommandations quant à la mise en place d’un projet pilote sur la cuisine de rue cet été à Gatineau.

Le conseil municipal a donné son accord de principe aujourd’hui à un projet pilote de 20 semaines qui permettra d’évaluer l’impact de la présence de camions restaurants.

Le Service d’urbanisme propose deux sites au centre-ville pour la saison estivale. Deux exploitants occuperaient les emplacements de la rue Hôtel-de-ville et de la rue Wellington, derrière les Terrasses de la Chaudière, de mai à octobre.

Le conseiller Jean-François LeBlanc, qui est à l’origine de la proposition, aurait souhaité qu’un plus grand nombre d’exploitants soient autorisés.

C’est juste une première présentation, le travail se continue et il y a une possibilité qu’il s’améliore au fur et à mesure que les services municipaux font les recherches.

Jean-François LeBlanc, conseiller du district Lac-Beauchamp

Le conseiller LeBlanc se dit cependant encouragé par le fait que la réglementation municipale permet que des camions de cuisine sur rue s’installent dans des parcs ou des stationnements de centres commerciaux.

Pour sa part, le conseiller Cédric Tessier, qui représente le centre-ville, se dit prêt à appuyer le projet pilote, mais n’est pas convaincu de son succès.

C’est certain que pour moi je vois quand même une certaine problématique avec les commerces qui sont déjà établis […]. C’est sûr que je suis prêt à l’essayer pendant 20 semaines, mais pour moi, il va falloir qu’on démontre qu’il y a plus de gens qui sortent dehors pendant l’été.

Cédric Tessier, conseiller du district de Hull-Wright

Un appel de propositions sera lancé d’ici le 31 mars prochain. Pour être admissibles au projet, les restaurateurs vont devoir détenir un permis d’affaire de restauration à Gatineau, ou encore avoir conclu une entente avec un restaurateur détenant un permis sur le territoire gatinois.

Un protocole d’entente avec la Ville de Gatineau devrait être signé avec les deux restaurateurs.

Le service d’urbanisme dénote plusieurs facteurs clés pour assurer le succès du projet. Selon ses observations, un lien avec un restaurateur de Gatineau est nécessaire pour favoriser l’acceptabilité sociale du projet.

Facteurs clés de succès à un projet pilote (Constats généraux)

  • Sites situés au cœur d’une grande concentration de clientèle potentielle, à distance de marche: centre-ville
  • Prise en compte de l’impact potentiel sur les commerces et restaurants existants: sites situés à une distance minimale de 45 mètres
  • Enjeux de concurrence: les exploitants doivent être des restaurateurs déjà présents sur le territoire de Gatineau
  • Contrôle de la qualité: rôle clé du MAPAQ

Source: Ville de Gatineau

Un bilan du projet pilote devrait être remis au conseil municipal d’ici le 17 novembre 2020.

Plusieurs grandes villes permettent la cuisine de rue

Le Service d’urbanisme de Gatineau a mené une démarche de consultation entre le 4 septembre et le 29 octobre 2019 auprès des organismes et des gens d’affaires du milieu de la restauration, du tourisme et de la revitalisation commerciale.

La Ville indique procéder progressivement sur la question de la cuisine de rue. Elle veut s’assurer de mettre en place des conditions gagnantes au succès du projet pilote.

Même si la cuisine de rue n’est pas autorisée à Gatineau, deux restaurateurs possèdent des droits acquis en vertu de la réglementation municipale. L’un est situé sur le chemin Pink et l’autre sur la rue Noël.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1657113/cuisine-rue-gatineau-urbanisme-projet-2020

À lire aussi :

Cantine mobile : une denrée rare à Gatineau

Gatineau devrait-elle autoriser la cuisine de rue?

https://www.ledroit.com/actualites/gatineau/depart-timide-pour-la-cuisine-de-rue-a-gatineau-6b933359cfb4cfd1806c6183474d3f83